Le gène de la bougeotte : pourquoi certaines personnes sont-elles nées pour voyager ?

Il y a des gens qui ne sont jamais pressés de partir. Ils se contentent de rester dans la ville d’où ils viennent, dans leur canapé, et dans leurs habitudes quotidiennes…

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Et puis il y a le reste : ceux qui ne tiennent pas en place et qui gardent leur passeport sur eux en permanence, on ne sait jamais !

Que vous appeliez ça la bougeotte, l’amour du voyage ou une vieille curiosité – cela n’y change rien : votre soif de découverte n’est jamais rassasiée, peu importe le nombre de voyages que vous avez fait et ceux que vous faites.

Pour vous, il y a toujours quelque chose de nouveau à voir, quelque chose de différent que ce que vous connaissez déjà. Les jours entiers sur la route, ça vous éclate, et ça vous fait réaliser que l’on peut voir tellement de choses en seulement 24h ! Bref, vous aimez prendre un aller simple et bouger sans destination particulière.

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Avoir une destination, c’est avoir un plan, une route déjà tracée, et ce n’est pas vraiment votre truc. Les plans laissent supposer que vous avez un but à part entière, un point de chute. Et vous savez de par votre expérience que c’est beaucoup plus excitant de voyager sans.

Et vous êtes comme ça depuis vos premiers souvenirs – qui remontent sûrement à votre premier voyage et vos premiers pas dans un avion !

Selon certains scientifiques, il se pourrait que cette envie permanente de partir existe sous forme de gène, dans votre ADN. Elle serait donc en vous depuis bien plus longtemps que lorsque vous étiez enfant.

Ce besoin inhérent de voyager est peut-être relié à un gène dérivé du gène DRD4, qui est généralement associé au niveau de dopamine dans le cerveau.

Le gène lui-même, qui est identifié comme DRD4-7R a été surnommé « le gène de la bougeotte » pour ses liens étroits avec le niveau élevé de curiosité et le fait de ne pas tenir en place, chez la plupart de ses porteurs.

Cependant, en réalité, ceux qui ont ce gène partagent très souvent les histoires de leurs voyages.

Contrairement à ce que vous pourrez penser, ce gène n’est pas si commun, seulement 20% de la population l’a. Ceci étant dit, il y a une présence beaucoup plus forte de ce gène dans les parties du globe où les voyages ont toujours été encouragés par le passé.

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En supposant que toutes les formes de vie humaines sont originaires d’Afrique, Chaunsheng Chen, qui a mené une étude à ce sujet en 1999, a confirmé la théorie selon laquelle « la forme DRD4-7R du gène est plus susceptible de se produire dans les sociétés modernes où les populations migrent plus qu’auparavant. »

En gros, ici, Chen explique que les populations qui sont aujourd’hui les plus éloignées d’Afrique ont potentiellement plus de chance d’être porteuses de ce gène de la curiosité et de la bougeotte.

Une autre étude faite par David Dobbs pour le National Geographic a appuyé ces conclusions, mais a rappelé qu’il ne fallait pas seulement parler de curiosité, mais aussi de passion du voyage, pure et simple.

Selon Dobbs, les porteurs de la forme dérivée du gène DRD4, 7R, sont la plupart du temps des gens qui sont plus susceptibles « de prendre des risques, d’explorer de nouveaux endroits, de nouvelles idées, de nouveaux plats, de nouvelles relations, de nouvelles drogues, de nouvelles opportunités sexuelles, etc… » Il finit par dire qu’en général, « ces personnes aiment le changement, le mouvement, l’aventure. »

Comme Chen, Dobbs met aussi en relation la mutation 7R du gène DRD4 avec la migration humaine.

Comparés aux populations sédentaires, ou à ceux qui sont restés au même endroit pendant la plus grande partie de leur existence, les groupes migrants et les nomades – ceux qui n’ont jamais vraiment cessé de bouger – ont tendance à avoir le gène 7R en eux, beaucoup plus que les autres.

Suivant cette logique, on se rend bien compte que ceux qui portent le 7R sont très souvent des personnes au calendrier plus variable que ceux qui possède le simple gène DRD4.

Ces différences pourraient aussi, théoriquement, entraîner la composition particulière des membres et du cerveau, ce qui pourrait être une autre raison pour laquelle ces gens se sentent une plus grande envie de bouger. Ils seraient en fait mieux adaptés pour.

Alors, si l’envie vous prend de quitter votre boulot et de partir sillonner le monde pendant des mois, arrêtez-vous, posez-vous, et assurez-vous de penser bien rationnellement : êtes vous plutôt DRD4 ou DRD4-7R ? Et dans tous les cas, si vous décidez de partir, n’oubliez pas qu’il est bien plus fun de voyager sans trajet programmé à l’heure près !

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